Inflation : Hydro-Québec fera sa part à court terme

Inflation : Hydro-Québec fera sa part à court terme

Egalement touchée par la crise inflationniste, Hydro-Québec s’engage à faire un “supplément d’âme” en ne s’opposant pas au plafond de 3% de la hausse des tarifs que lui imposera Québec. Mais tôt ou tard, ceux-ci devront être revus à la hausse, admet le PDG de l’entreprise publique.

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“A court terme, 3% l’an prochain, ça paraît quelque chose de sensible vu l’évolution de la pression sur les coûts, vu ce qui se passe avec l’inflation en général”, a déclaré la PDG d’Hydro, Sophie Brochu, précisant que les choix collectifs vont doivent être réalisés dans les années à venir.

Sophie Brochu, PDG d'Hydro-Québec

Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Sophie Brochu, PDG d’Hydro-Québec

Pour l’instant, les prix sont sujets à l’inflation et sont révisés tous les 5 ans devant la Régie de l’énergie. En raison de la crise, le Québec a décidé d’inclure prochainement dans sa loi l’interdiction d’augmenter les taux au-dessus de 3 %, même si l’inflation est plus élevée.

Pendant ce temps, Mmoi Brochu souligne que les pressions inflationnistes sont réelles et qu’elles pèsent lourdement sur le secteur de l’énergie.

Mais, en cette période d’incertitude, il faut ce qu’elle appelle « un supplément d’âme » pour réfléchir aux moyens d’aider les gens à court terme.

“Je pense que c’est ce que le gouvernement a fait”, a-t-elle déclaré lors d’une mêlée de presse après l’examen des crédits mardi après-midi. “Chez Hydro, nous faisons tout ce que nous pouvons pour aider les gens à consommer moins, cela aide car cela abaisse le niveau absolu de consommation.”

Défi pour Hydro

Or, dit-elle, Hydro-Québec a des salaires et des dépenses courantes à payer qui sont aussi sujets à l’inflation. Il en va de même pour les investissements.

Par exemple, les transformateurs installés sur des poteaux électriques coûtent 25 % de plus que d’habitude.

“Nous allons l’amortir sur 40 ans”, précise-t-elle. “Donc, ces 25% supplémentaires auront un impact à long terme, mais il sera plus faible.”

À long terme, cependant, Hydro ne pourra pas tenir ce rythme, surtout avec les nombreux investissements qui seront réalisés dans les années à venir, notamment avec les grands projets éoliens.

«Bien sûr, si l’inflation reste très élevée pendant longtemps, eh bien, il faudra avoir une trajectoire qui ramènera progressivement à l’inflation», a-t-elle mentionné, admettant qu’avec le plan que propose la société d’État, la tarification devra être ajusté.

Investissements et tarifs

« Dans notre plan stratégique, nous le disons. Il y a des inducteurs de coûts. Et l’un des inducteurs de coûts, avant même l’application de l’inflation. Nos investissements, qui étaient de l’ordre de 3,7 milliards de dollars, seront de l’ordre de 5 milliards de dollars pour supporter les surcoûts induits par la transition énergétique. Mais aussi d’investir tout ce que nous n’avions pas investi en maintenance ces dernières années. Nous y sommes arrivés et nous nous rattrapons. Ça met la pression sur les tarifs », a expliqué Sophie Brochu, soutenant que les frais sont cependant amortis sur de nombreuses années. “Nous verrons quel sera l’impact, au final, de cette inflation.”

Elle mentionne que les investissements pourraient être retardés en raison de la crise inflationniste actuelle. “Il y aura des décisions à prendre”, a-t-elle déclaré.

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