Bourse : Wall Street termine en ordre dispersé, nouvelles craintes sur la Fed

Bourse : Wall Street termine en ordre dispersé, nouvelles craintes sur la Fed

(Photo : Getty Images)

REVUES DE MARCHE. La Bourse de New York a fini dans le désarroi mardi, privée d’un véritable rebond après des déclarations, jugées agressives, d’un responsable de la Fed.

La Bourse de Toronto a clôturé mardi en baisse de plus de 100 points, alors que les prix du pétrole brut chutaient à nouveau, tandis que les principaux indices américains terminaient en ordre dispersé.

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Indices boursiers à la clôture

À Toronto, le S&P/TSX clôturé en baisse de 109,63 points (-0,55%) à 19 890,06 points.

A New York, le S&P500 progresse de 9,81 points (+0,25%) à 4 001,05 points.

la Nasdaq a clôturé en hausse de 114,42 points (+0,98%) à 11 737,67 points.

la DOW a chuté de 84,96 points (-0,26%) à 32 160,74 points.

la plongeon reculé de 0,0008 USD (-0,1090 %) à 0,7678 USD.

la huile a chuté de 3,39 $ US (-3,29 %) à 99,70 $ US.

or perdu 19,40 USD (-1,04 %) à 1 839,20 USD.

la bitcoins a chuté de 132,94 USD (-0,43 %) à 31 091,39 USD.

Le contexte

Après trois séances au cours desquelles les investisseurs ont été pressés et ont subi des pertes considérables, les indices semblaient prêts à se redresser lorsque les échanges ont commencé.

“La baisse des rendements à 10 ans (rendements des obligations d’État américaines) a été un catalyseur pour le marché, couplée au fait que le marché avait connu un balayage spectaculaire”, a déclaré Quincy Krosby de LPL Financial.

Le Nasdaq, en élastique depuis des semaines, a ainsi grimpé de 2,76% en début de séance, avant de réduire considérablement ses voilures, tout comme, dans une moindre mesure, le Dow Jones, qui a terminé sur une quatrième baisse dans un rangée et le S&P 500.

Le revirement est intervenu alors que Wall Street fait face à “une série de vents contraires toujours à l’œuvre, notamment les inquiétudes concernant la Fed (banque centrale américaine), l’inflation et la possibilité d’un ralentissement économique”, ont écrit, dans une note, les analystes de Schwab.

Au contexte s’ajoutent les déclarations de la présidente de la branche de Cleveland de la Réserve fédérale, Loretta Mester, qui s’est dite ouverte à une augmentation du taux directeur de 0,75 point de pourcentage lors d’une prochaine réunion de la Fed si la flambée des prix n’a pas diminué aux États-Unis.

“Cela a aidé à redresser le marché”, a déclaré Marc Chandler, responsable de la stratégie de marché pour le courtage Bannockburn Global Forex.

Les commentaires de Loretta Mester ont également influencé le marché obligataire, qui a perdu l’apparence de vigueur qu’il avait retrouvée le matin. Reculant assez sensiblement, jusqu’à 2,93 %, le rendement des obligations d’État à 10 ans est ensuite remonté à 2,99 %. Les taux évoluent dans la direction opposée aux prix des obligations.

Autre raison de l’oscillation de la journée, le manque de conviction des investisseurs à la veille de la publication de l’indicateur d’inflation américain CPI, qui devrait renseigner sur le dossier brûlant de l’inflation.

“Le marché espère voir la confirmation que l’inflation a atteint son pic” et va ensuite ralentir, a expliqué Quincy Krosby, tout en prévenant “qu’un ou deux points sur une courbe ne changent pas de sens” et qu’il faudra sans doute attendre encore un peu. avant de pouvoir confirmer ce revirement.

A côté, chahutés ces dernières semaines, les poids lourds de la technologie, Nvidia (NVDA) (+3,81%) à Intel (INTC) (+2,18%), via Broadcom (AVGO) (+3,28%) ou AMD (AMD) (+2,74%), a tenté de stimuler le marché new-yorkais.

Dans une moindre mesure, Pomme (AAPL) (+1,61%), Microsoft (MSFT) (+1,86%) et Alphabet (GOOG) (+ 1,33 %) ont également eu droit à un répit.

A l’inverse, les valeurs bancaires ont été boudées, les investisseurs étant plus attentifs à l’impact d’un éventuel ralentissement économique sur le volume et la qualité du crédit qu’au rétablissement des marges avec des taux plus élevés.

Banque d’Amérique (BAC) (-1,68%), JPMorgan (JPM) (-2,44%) ou Wells Fargo (WFC) (-2,00%) ont tous reculé.

Ailleurs, Peloton (PTON) a souffert (-8,70% à 12,90 $US), après la publication d’un chiffre d’affaires inférieur aux prévisions des analystes et d’une perte supérieure aux attentes. Plus inquiétant encore pour les investisseurs, la société a indiqué qu’elle était “faiblement” dotée de fonds propres, ce qui fait craindre pour la pérennité du spécialiste des vélos d’appartement et des tapis de course connectés.

Pfizer (PFE) avancé (+1,75% à 49,49$US) après l’annonce de l’acquisition, pour 11,6 milliards de dollars US, du laboratoire Biohaven Pharmaceutica (BHVN) (+70,78% à 141,99$US), spécialisée notamment dans le traitement des migraines.

Croisière norvégienne (NCLH) a décollé (+1,63 % à 16,21 $ US), portée par des résultats jugés encourageants et l’annonce que les réservations pour le quatrième trimestre 2022 sont au niveau de celles de 2019, c’est-à-dire avant la pandémie. Le croisiériste peut aussi compter, pour la première fois depuis plus de deux ans, sur une flotte entière.


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