Bourse : Wall Street dérape, gueule de bois après la Fed

Bourse : Wall Street dérape, gueule de bois après la Fed

(Photo : Getty Images)

REVUES DE MARCHÉ. La Bourse de Toronto a plongé de plus de 550 points jeudi en fin de matinée, dans le cadre d’un désinvestissement généralisé, tandis que les grands indices américains ont également trébuché, le Dow Jones effaçant plus de 1.000 points. La Bourse de New York a dérapé jeudi, de retour de l’euphorie qui a suivi l’annonce mercredi d’une hausse marquée des taux de la Fed et les propos de son président.

Pour (re)consulter l’actualité du marché

Indices boursiers à 11h53

À Toronto, le S&P/TSX perd 562,94 points (-2,66%) à 20 622,01 points.

A New York, le S&P500 recule de 156,99 points (-3,65%) à 4 143,18 points.

la Nasdaq baisse de 629,12 points (-4,85%) à 12 335,74 points.

la DOW passe de 1 072,63 points (-3,15 %) à 32 988,43 points.

la plongeon était inférieur de 0,0066 USD (-0,8352 %) ​​à 0,7784 USD.

la huile a augmenté de 0,46 USD (+0,43 %) pour atteindre 108,27 USD.

L’or a augmenté de 12,40 $ US (+0,66 %) pour s’établir à 1 881,20 $ US.

la bitcoins a chuté de 2 074,88 USD (-5,32 %) à 36 909,12 USD.

Le contexte

Mercredi, le marché avait réagi positivement, non pas tant à l’annonce d’une hausse d’un demi-point du taux directeur de la banque centrale américaine (Fed), déjà prise en compte par les investisseurs, qu’aux déclarations de son président, Jerome Powell. .

Le gérant a notamment écarté la perspective d’une hausse de 0,75 point lors d’une prochaine réunion.

En l’espace de quelques heures, les opérateurs ont complètement revu leurs anticipations, et ont estimé jeudi à zéro la probabilité d’une hausse d’au moins 0,75 point lors de la prochaine réunion de juin, alors qu’ils l’évaluaient. à 99% mercredi avant la communication de la Fed.

“C’était un catalyseur d’entendre qu’une augmentation de” seulement “un demi-point était probable”, a déclaré Patrick O’Hare de Briefing.com dans une note.

Pour l’analyste, certains opérateurs semblent également considérer, au vu des décisions et commentaires de mercredi, que la Fed « peut maîtriser l’inflation sans entraîner l’économie en récession ».

Cependant, après ce soulagement collectif, “le marché se réveille et se rend compte qu’aucun des problèmes structurels qui l’ont fait chuter n’a été résolu”, a déclaré Adam Sarhan de 50 Park Investments.

“L’inflation reste élevée”, a-t-il détaillé, “la Fed continuera d’augmenter les taux et l’image d’une croissance lente n’a pas changé.”

Les indices n’ont pas été aidés par deux mauvais indicateurs, le premier pointant vers une légère hausse, supérieure aux attentes, des inscriptions hebdomadaires au chômage, l’autre une baisse de la productivité aux Etats-Unis au premier trimestre.

Sur le marché obligataire, après s’être brusquement détendus dans le sillage de la conférence de presse de Jerome Powell, les taux ont de nouveau remonté jeudi.

Le rendement des obligations d’État américaines à 10 ans a ainsi franchi le seuil symbolique des 3%, qu’il avait déjà brièvement franchi lundi, pour la première fois depuis fin 2018.

Pour Adam Sarhan, les investisseurs craignent d’assister à une “récession des résultats” des entreprises cotées à Wall Street, une déclinaison du ralentissement économique déjà à l’œuvre aux Etats-Unis.

Un sentiment alimenté par les prévisions prudentes, voire franchement pessimistes de plusieurs entreprises qui ont publié mercredi et jeudi leurs résultats trimestriels, notamment dans le secteur du e-commerce.

Le site de vente en ligne eBay a également chuté (-7,17% à 50,52 dollars) malgré des ventes et des bénéfices supérieurs au consensus de Wall Street, les observateurs retenant principalement les projections du groupe pour le deuxième trimestre, inférieures à celles du marché.

La plateforme de commerce électronique Shopify s’est également effondré dans les premiers échanges (-17,61% à 399,99 $US), après la publication d’un chiffre d’affaires bien inférieur aux attentes, ainsi qu’une perte nettement supérieure.

Un autre site de commerce électronique, Etsydédié aux artisans, a également été pénalisé (-16,24% à 91,57 dollars), malgré des résultats conformes aux attentes, pour ses prévisions jugées décevantes, qui tablent sur une baisse de l’activité.

Twitter a bénéficié (+3,59% à 50,82$) de la communication d’Elon Musk, qui a réussi à lever 7 milliards de dollars auprès d’investisseurs pour financer le rachat de la plateforme.

Cette somme, collectée auprès de fonds et d’investisseurs fortunés comme l’entrepreneur Larry Ellison ou le prince saoudien Al-Walid ben Talal, permettra de réduire le montant emprunté aux banques pour l’opération.

Société mère du New York Stock Exchange NYSE, Intercontinental Échanger (ICE) a pâti de ses ventes (-3,02% à 106,54 $US) après avoir fait état, mercredi après bourse, de l’acquisition prochaine du spécialiste des services informatiques au secteur immobilier, Black Knight, pour 13,1 milliards de dollars US.

Instantané (-5,92%), Méta (maison mère d’Instagram, -4,47%) ou Alphabet (maison mère de YouTube, -3,84%) a fait marche arrière après son concurrent le plus féroce, TIC Taca révélé mercredi qu’elle mettrait en place un système de partage des revenus publicitaires avec les créateurs les plus populaires de la plateforme.


#Bourse #Wall #Street #dérape #gueule #bois #après #Fed

Leave a Comment

Your email address will not be published.