L'iPod est mort, vive l'iPod

L’iPod est mort, vive l’iPod

L’iPod, le baladeur numérique le plus célèbre né en 2001, a permis à Apple de révolutionner l’industrie musicale et de conquérir la planète, mais la marque à la pomme a décidé d’arrêter sa production avec l’essoufflement de ses ventes. .

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“Clairement, c’est l’un des produits lancés par Apple qui a complètement changé nos vies”, a déclaré à l’AFP Francisco Jeronimo, analyste chez IDC.

Au sommet de sa gloire, ce petit appareil s’est vendu à des dizaines de millions d’exemplaires chaque année. Avec son design iconique et malgré un prix de 400 dollars au lancement, l’iPod a rapidement écrasé toute concurrence avec une promesse : “mettez 1000 chansons dans votre poche”.

Au fil des ans, il est devenu moins cher, plus coloré, meilleur en termes de stockage et les ventes ont explosé.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs se sont regroupés sous la bannière “iPod RIP” pour dire un dernier adieu, après l’annonce d’Apple.

“Noooon, iPod touch, tu étais trop pur pour ce monde !” », a par exemple tweeté l’entrepreneur américain Anil Dash.

“Nous nous sommes prosternés”

“Il n’a pas seulement changé la façon dont nous écoutons la musique, il a changé toute l’industrie de la musique”, a déclaré le fondateur d’Apple, Steve Jobs, en 2007. Personne ne pouvait discuter contre lui. , à une époque où le streaming musical en était à ses balbutiements et souffrait de piratage.

La plateforme de partage de musique en ligne Napster a terrifié l’industrie en rejetant l’idée de payer des labels ou des musiciens. De son côté, après d’âpres négociations, Apple avait obtenu des maisons de disques le droit de vendre des titres à l’unité sur iTunes, pour 99 centimes.

“Nous nous sommes inclinés parce que nous n’avions pas l’avantage”, a déclaré mardi au New York Times Albhy Galuten, l’un des dirigeants du groupe Universal Music.

Pendant des années, plusieurs groupes comme AC/DC, les Beatles ou Metallica ont pourtant refusé de laisser Apple commercialiser leur musique.

“C’était le premier modèle numérique légal”, rappelle à l’AFP Marc Bourreau, professeur d’économie spécialisé dans l’industrie musicale.

Malgré un premier « plongeon », le monde de la musique a pu rapidement profiter de ce nouveau modèle et bénéficier d’un « très gros rebond », ajoute-t-il.

Avec le streaming, “les gens dépensent en moyenne plus qu’avant”. “L’industrie de la musique, logiquement, est mieux lotie.”

Lunettes musicales

Mais il fallait se rendre à l’évidence : l’iPod n’allait pas survivre à l’arrivée de l’iPhone en 2007. Devant une foule pleine d’attentes, Steve Jobs dévoilait alors ce nouveau produit qui réunissait les fonctionnalités de l’iPod et d’un téléphone.

Il a lui-même programmé la mort de son appareil phare, alors qu’il représentait 40 % des revenus d’Apple, selon une analyse de Statista.

Cinq ans plus tard, l’iPod ne représentait que 10 % des revenus de la marque à la pomme et se vendait bien moins que l’iPhone. Ni les consommateurs ni Apple n’avaient accès aux deux en même temps.

« Je ne vois pas pourquoi les gens achèteraient des baladeurs à l’avenir », explique Francisco Jeronimo. “Ils sont partout désormais : dans les voitures, les enceintes, les montres, même dans les lunettes connectées”.

Comme le Walkman de Sony, pionnier du genre, l’iPod et ses contemporains semblent désormais appartenir à une époque révolue et s’adressent aux acheteurs en quête de nostalgie.


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