Un talent naturel |  Le Journal du Québec

Un talent naturel | Le Journal du Québec

Chaque année, le Tournoi International de Hockey Peewee de Québec met en vedette une poignée de joueurs qui semblent vraiment dans une classe à part. Avec 118 points en 30 matchs avant d’entrer sur la glace du Centre Vidéotron, James Scantlebury de l’Arsenal du Lac St-Louis correspond à cette définition.

Il est évidemment difficile de prédire l’avenir d’un jeune hockeyeur de 12 ans qui ne profite que du plaisir de pratiquer son sport favori.

Cependant, il est impossible de ne pas remarquer comment le jeune homme de Châteauguay survole la glace lorsqu’il s’empare de la rondelle.

Même s’il a été blanchi de la feuille de match dans une victoire serrée de 1-0 contre les Harfangs de Sherbrooke, le petit Scantlebury fait des étincelles dès son entrée dans la mêlée.

Son entraîneur, Luca Ciampini, a vu défiler de sublimes talents au fil des années. Lui-même ancien joueur des Mooseheads de Halifax, avec qui il a remporté la coupe Memorial en 2013, il a joué aux côtés de Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin à cette époque.

Sans comparer les talents évoqués, il concède qu’il s’émerveille facilement en lorgnant sur les prouesses de son jeune attaquant.

“Avec James, je vois juste de grandes choses à venir. Il est très spécial en tant que joueur, mais aussi en tant qu’enfant. C’est un leader naturel qui rend meilleurs tous les joueurs autour de lui », a salué son pilote dans la classe AA-Elite.

Comme un grand

Avec 64 buts et une moyenne de 3,93 points par match avant le tournoi, James Scantlebury n’avait pas d’égal chez les U13 AAA.

Même s’il n’est pas habitué aux interviews, il répond déjà comme un grand lorsqu’on lui demande comment il explique ses succès.

“Mes coéquipiers m’aident beaucoup. Ce sont eux qui me donnent la rondelle et c’est pourquoi nous avons une saison spéciale. Ma famille m’apporte également beaucoup de soutien », a-t-il déclaré en s’éloignant prudemment des projecteurs.

Son entraîneur a du mal à capter un atout plus qu’un autre dans son jeu.

«James a beaucoup de force. Son coup de patin est l’un des meilleurs, sinon le meilleur de la ligue. Il est très vif, explosif. Il a une bonne force physique pour son âge et il est vraiment compétitif. Il ne veut pas perdre.

“Son tir est incroyable aussi. Il lance et patine déjà comme un pro, c’est impressionnant à voir. C’est le lot complet. Et la meilleure partie est que ce n’est pas seulement un talent naturel. Il travaille pour ce qui lui arrive », a-t-il énuméré, visiblement abasourdi par son protégé.

Pour James Scantlebury, ce n’est pas une première visite au Québec. Il y a trois ans, il est venu au Centre Vidéotron pour assister au tournoi pee-wee, en simple spectateur. Il s’était fait une promesse qu’il s’est assuré de tenir.

Un rêve

« À ce moment-là, j’ai dit que je voulais absolument être ici quand je jouais pee-wee. Je suis content d’être ici et j’espère qu’on ira le plus loin possible », a-t-il déclaré mercredi après la victoire de son équipe, qui leur assure de progresser dans le tournoi face à la Team Maryland, jeudi soir. (18h45) , au Pavillon des Jeunes.

“J’aime jouer avec mes coéquipiers. J’essaie de rendre mes parents et ma famille fiers. Il n’y a rien de plus amusant que le hockey. Cela me fait sourire chaque fois que je suis sur la glace. Je reste dans le présent, mais bien sûr je rêve de la LNH. J’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve », a déclaré le jeune homme.

Avec une telle attitude, tout est possible.

“Grand-père” Jos Canale s’est calmé

Jos Canale se dit ravi de la relation qu'il a développée avec ses deux petits-enfants, dont Marc-Antoine, qu'il accompagne dans son parcours hockeyeur.

Photo Stéphane Cadorette

Jos Canale se dit ravi de la relation qu’il a développée avec ses deux petits-enfants, dont Marc-Antoine, qu’il accompagne dans son parcours hockeyeur.

Le petit monde du hockey junior a connu dans les années 1990 le fougueux Jos Canale, entraîneur-chef qui a fait briller la pluie et le beau temps dans les arénas partout au Québec. Mercredi, au Centre Vidéotron, c’était tout simplement un papy beaucoup plus zen qui regardait fièrement son petit-fils au tournoi international de hockey pee-wee.

Alors que le petit Marc-Antoine Ducharme s’élançait sur la glace pour les Panthères de Deux-Montagnes en classe AA, Canale regardait en silence, loin derrière le groupe de parents et supporters de l’équipe.

Pas de bâtons, pas de scène, pas de spectacle. Tout un contraste avec le personnage haut en couleur qui a marqué la LHJMQ à une époque qui semble bien lointaine.

« Je regarde toujours les matchs par moi-même. Je ne suis jamais avec les parents. Je ne crie jamais. S’il y a quelque chose que je n’aime pas, je suis seul et c’est ça! J’ai été dans le hockey assez longtemps! Je ne me mêle pas de la vague », a lancé celui qui ressemble étonnamment à un vieux sage.

Très impliqué

A 72 ans, il ne faut pas croire que la fibre du coaching ne l’habite plus. Six jours par semaine, Canale entraîne son petit-fils et une poignée de jeunes de son âge.

Avec ses deux petits-enfants, Marc-Antoine et Annabelle, il s’est également lancé dans le ski alpin dès qu’ils ont été en âge de sauter sur les planches. Le golf est aussi devenu une partie des habitudes familiales.

Que ce soit à Shawinigadn, Chicoutimi, Beauport, Sherbrooke ou Drummondville, Canale a marqué l’imaginaire collectif par ses coups de gueule mémorables, ses prises de bec avec les officiels, mais aussi les succès qu’il a eus.

Avec 691 matchs de retard dans la LHJMQ, il est également devenu le premier entraîneur à diriger dans les trois grands circuits juniors canadiens. Il a également mené l’équipe canadienne à la médaille d’or au championnat du monde de 1994.

Dans le présent

Beaucoup de beaux souvenirs, qu’il n’échangerait cependant pas pour le moment avec son petit-fils au tournoi pee-wee, même si son équipe s’est inclinée 2-1 face aux Gouverneurs de Québec-Ouest.

« C’est une belle expérience de jouer dans un amphi comme celui-là. Tout ce que je voulais, c’était un match serré. Surtout pour Marc-Antoine, mais pour tous les jeunes aussi.

“Le seul conseil que je lui donne, c’est de faire des efforts et d’être un bon coéquipier. Si vous n’aimez pas la décision d’un entraîneur, je ne veux pas que vous tapiez sur votre bâton ou que vous montriez votre frustration. C’est tout. Pour le reste, amusez-vous », a déclaré l’homme qui assure que sa sainte colère appartient bel et bien au passé.

Au Centre Vidéotron jeudi

9h15

Eastern Shore Mariners c. | Suisse romande Bélier

10h30

Avalanche du Colorado c. | Guerriers de Strathcona

11h45 AA-Elite

Petites capitales de Washington c. | Hershey Bears Jr.

13 h AA-Élite

Lehigh Valley Phantoms c. | Sélections orientales suisses

14h15

Beauce-Nord – Regroupement Bellechasse c. | Wildcats de Moncton

15h30

Élites de Repentigny-CCL c. | Diables rouges de Pownal

16h45 AA-Élite

Cataractes de Shawinigan v. Blizzard SSF | *Pavillon des jeunes

18 h 45 AA-Élite

Équipe Maryland c. Arsenal du Lac St-Louis | *Pavillon des jeunes

20 h AA-Élite

Austrian Select c. | Fadette scolaire verte et noire


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