TÉMOIGNAGE.  Covid-19 : le parcours du combattant des candidats au vaccin Novavax, toujours difficile d'accès

TÉMOIGNAGE. Covid-19 : le parcours du combattant des candidats au vaccin Novavax, toujours difficile d’accès

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Un certain nombre de candidats vaccins refusent les produits qui utilisent la technologie dite des ARN messagers. L’arrivée en France en février du Nuvaxovid, un vaccin protéique recombinant, allait rebattre les cartes. Sur le terrain, cependant, l’accès à ce vaccin reste difficile pour de nombreux patients.

Selon ses mots, elle a traversé un véritable “parcours du combattant”. Brigitte*, 70 ans, attendait avec impatience le vaccin Nuvaxovid (du laboratoire américain Novavax). Pfizer, Moderna… Cette habitante de Saint-Juéry, dans le Tarn, n’en veut pas. Elle refuse tout vaccin qui fonctionne avec de l’ARN messager. “Je me bats contre le zona depuis près de 17 ans, et je soupçonne cette technologie de réactiver la maladie”, explique le septuagénaire.

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Brigitte attendait donc avec impatience la sortie de nouveaux vaccins à protéines recombinantes : une technologie plus traditionnelle qui consiste à injecter une protéine spécifique du virus (la protéine Spike) dans les cellules de l’organisme pour stimuler le système immunitaire. Le premier vaccin protéique n’est arrivé en France que fin février : “Malheureusement, les premières doses ont été distribuées en priorité dans les départements d’outre-mer, réfractaires aux vaccins à ARN, pour inciter la population à se faire vacciner”, explique Brigitte.

Un vaccin qui manque dans les pharmacies ?

La Tarnaise prend son mal en patience, et prend rendez-vous le 12 mars dans l’un des cinq centres de vaccination pour sa première dose. Quelques jours plus tard, les centres de vaccination ferment leurs portes un à un. Son second, Brigitte tente de l’obtenir auprès d’un pharmacien : “Aucun n’a proposé Novavax”, déplore la Tarnaise. Le vaccin protéique est-il donc inaccessible en pharmacie ?

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“Nous n’avons que trop peu de demandes pour ce vaccin”, explique à La Dépêche du Midi le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) Philippe Besset. « Si on ouvre un flacon de 10 doses de vaccin pour une personne, on en jette neuf. C’est embêtant et ça pourrait coûter cher à la société », poursuit le pharmacien qui travaille à Limoux (Aude). Le 8 avril, après avoir été contrainte d’annuler une série de rendez-vous, Brigitte a finalement été invitée à se rendre dans le seul centre de vaccination encore ouvert dans le Tarn, à 60 kilomètres de chez elle. “Je regrette le manque de communication sur la fermeture des centres de vaccination et sur ces nouveaux vaccins”, déplore le septuagénaire.

Son parcours du combattant ne s’arrête pas là. Dans quelques mois, la Tarnaise sera amenée à effectuer une injection de rappel. Problème : seuls les vaccins utilisant la technologie des ARN messagers sont autorisés en “troisième dose” : “Si je dois faire un rappel vaccinal dans les prochains mois, je passerai quand même par un vaccin à protéines recombinantes, entretient Brigitte. Je n’ai pas attendu autant de mois pour enfin me rétracter sur un vaccin que je refuse. »

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De son côté, le président du Conseil d’Orientation Stratégique de la Vaccination affirme que le laboratoire Novavax doit encore fournir un certain nombre de documents attestant de l’efficacité de son vaccin dans le cadre d’un rappel de vaccin : « Cela devrait être fait dans les prochaines semaines “, explique le professeur.

Où se faire vacciner avec Nuvaxovid ?

Nuvaxovid, sans ARN messager, est le 5ème vaccin autorisé en France. Le vaccin Novavax est disponible dans plusieurs centres de vaccination en France métropolitaine. L’Occitanie a déjà commandé près de 42.000 doses et il est possible de recevoir une injection dans les différents hôpitaux et centres de vaccination des métropoles de la région, selon l’URPS d’Occitanie. En ville, il faut contacter directement un professionnel de santé pour savoir s’il est possible de commander ce vaccin.

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