COVID-19 au Québec |  Des variantes qui évoluent, mais restent maîtrisées

COVID-19 au Québec | Des variantes qui évoluent, mais restent maîtrisées

Le portrait des variants prédominants évolue au Québec, mais reste jusqu’ici dans la « famille Omicron », ce qui laisse espérer que la transmission restera stable, estiment les experts. Si la situation montre une tendance à la baisse du nombre de cas, il faudra cependant assurer une surveillance étroite des souches du virus au cours des prochains mois.

Posté à 5h00

Henri Ouellette-Vézina

Henri Ouellette-Vézina
La presse

Alice Girard Bosse

Alice Girard Bosse
La presse

« Je ne pense pas que nous ayons besoin de trop nous inquiéter. Il y a de fortes chances que ces nouvelles sous-variantes ne provoquent pas de changement majeur. Ils resteront probablement au même niveau de virulence », explique le virologue Benoit Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Si BA.2 demeure la principale sous-variante circulant au Québec, représentant un peu plus d’un cas sur trois, les souches du virus qui en sont issues prennent cependant de plus en plus de place dans la province, montrent de nouvelles données. de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Selon les chiffres de l’INSPQ, BA.2.12.1, BA.2.3 et BA.2.9 – nouvelles souches issues de BA.2 – représentent ensemble maintenant la moitié des cas au Québec (51 %).

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Pour M. Barbeau, ces nouvelles souches ne présentent pas de signes particulièrement inquiétants. « Nous ne verrons pas de transformations aussi fortes que la transition que nous avons vue entre BA.1 et BA.2, par exemple. C’est peut-être plus subtil », note-t-il.

Cependant, nous devons toujours être humbles. Le Québec a une trajectoire qui semble aller dans le bon sens, mais surprise, ça peut toujours arriver avec ce virus. Et cela pourrait provenir d’une autre variante qui aurait évolué indépendamment des autres.

Benoit Barbeau, virologue et professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM

“Mais pour le moment, la situation tient vraiment le coup avec une base Omicron très spécifique à travers le monde”, explique l’expert.

Changements constants

Le BA.2 a fait son apparition au Québec à la fin janvier, mais c’est en mars qu’il est devenu la principale variante circulant dans la province. Son arrivée a contribué à alimenter la sixième vague, qui a touché le Québec au cours des dernières semaines.

Pour Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue, épidémiologiste et professeur à l’Université de Sherbrooke, ces nouvelles variantes prouvent que le virus de la COVID-19 est en constante mutation et « qu’il continuera toujours de le faire ». Mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter, dit-il.

La situation devient préoccupante lorsqu’une variante a la capacité de supplanter une variante prédominante, selon ses dires. “Si on regarde, par exemple, en Afrique du Sud, il y a un remplacement de la variante BA.2 par BA.4 et BA.5, donc ce sont, dans ces cas-là, des variantes qui valent la peine d’être surveillées”, illustre-t-il. .

Aux États-Unis, un léger rebond de l’infection semble lié au BA.2.12.1, précise M. Carignan. « Cela ne veut pas dire que nous allons avoir un rebond au Québec également », a-t-il dit. En effet, la période de l’année pourrait nous être bénéfique. «Généralement, aux mois de mai et juin, les conditions sont moins favorables au virus. “Mais comme il semble avoir une capacité de transmission accrue par rapport à la variante BA.2, il reste à surveiller, conclut l’expert.

Apprendre encore plus

  • 23%
    La campagne de vaccination continue de ralentir. Le Québec administre en moyenne 19 000 doses par jour, en baisse de 23 % sur une semaine. À ce jour, 83,3 % des Québécois ont reçu deux doses, mais seulement 51,7 % en ont reçu trois et 10,9 %, quatre.

    Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)


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