Au pays de Shane Wright

Au pays de Shane Wright

Pour le Canadien, ce serait plutôt là où le k signifie karma. Karma comme premier choix. Comme dans Shane Wright, si jamais le jeune Ontarien est effectivement devenu la première sélection du prochain repêchage à Montréal en juillet, une sélection qui appartient au CH maintenant qu’il a gagné à la loterie (on ne peut pas tout perdre non plus).

L’avenir de Shane Wright était donc dans un boulier mardi soir, qu’il soit sorti aux premières loges ou un peu plus tard. Tout s’est joué pendant que le jeune homme s’échauffait.

Lorsqu’il est revenu aux vestiaires avant le match, Wright a voulu savoir qui le hasard venait de favoriser. Il y a un monde entre jouer au hockey en Arizona ou à Montréal. De toute évidence, il s’en souciait.

Il voulait savoir pour le mettre de côté et se concentrer sur le jeua expliqué son agent, Cam Stewart.

Affalé dans un fauteuil dans un petit bureau de l’arène, les paumes de Stewart étaient moites.

C’est stressanta-t-il lancé, sans préciser s’il parlait du sort qui attendait son poulain ou du match des Maple Leafs présenté en arrière-plan.

Ce que Kent Hughes vient de décrire, c’est Shaneil ajouta.

Le directeur général du Tricolore venait de dire qu’il était important de recruter des joueurs talentueux, mais aussi d’avoir des joueurs de caractère et des leaders pour construire une culture gagnante à long terme.

Des qualités que l’on attribue généralement à Wright, capitaine presque partout où il est passé. Ici à Kingston, bien sûr, mais aussi aux Championnats du monde des moins de 17 ans et des moins de 18 ans l’an dernier, où il avait presque un an de moins que la plupart des membres de l’équipe.

Stewart a été surpris à l’époque par la décision de Hockey Canada de lui confier le rôle à un si jeune âge. On lui aurait dit que c’était naturel pour lui.

Trois joueurs du Canada en uniforme rouge et noir après avoir célébré un but.

Lukas Cormier (#6), Jake Neighbors (#12) et Shane Wright (#15) d’Équipe Canada junior lors d’un match préparatoire au Championnat mondial de hockey junior le 23 décembre 2021 à Edmonton.

Photo : La Presse canadienne/Jason Franson

Ça attire l’attention, dit-il. Nous avons tendance à l’imiter.

Dans le vestiaire, les autres joueurs le regardent lacer ses patins. Il a ce genre de présencea fait valoir l’agent de KO Sports.

Un certain anonymat

Sur les terres de The Tragically Hip, Wright n’a pas une once de leur popularité. Même le Collège militaire perché de l’autre côté du fleuve Saint-Laurent, là où le plan d’eau devient le lac Ontario, jette une ombre sur celui-ci.

Au Leon’s Centre, qui tire son nom du prestigieux magasin de meubles, Wright ne semble pas être l’un d’entre eux, les meubles. Pas de photo du numéro 51 dans l’amphithéâtre, très peu de maillots à son nom, aucun accueil des supporters dans un amphithéâtre clairsemé. Wright ne dirige pas les foules.

Il n’a pas le jeu. Intelligent, mais parfois discret, on ne le verra pas beaucoup lors du troisième match de la série entre ses Frontenacs et le North Bay Battalion, un match remporté 6-3 par les visiteurs.

L’espoir terminera tout de même la rencontre avec deux passes décisives malgré des moments où il semble se désintéresser du match, peu concerné par l’enjeu. C’est le reproche qu’on lui adresse souvent.

un jeu hargneux sur 10. Il n’a pas ça. Ce n’est pas quelque chose que vous activez en mettant du poids sur une cheville”,”text”:”Je l’ai peut-être vu jouer un mauvais jeu sur 10. Il n’a pas ça. Ce n’est pas quelque chose que vous activez en pesant sur un pic”}}”>Je l’ai peut-être vu jouer un jeu hargneux sur 10. Il n’a pas ça. Ce n’est pas quelque chose que vous activez en pesant sur un piclancera un cross-recruteur sur le portail presse.

Ce n’est qu’une impression, a assuré Cam Stewart.

Probablement parce qu’il joue trop, selon l’agent. Le recruteur confirme.

Il joue 23 à 27 minutes par match. On l’envoie en infériorité numérique même si son équipe perd 5-1. Il n’y a pas un entraîneur de la Ligue nationale qui ferait ça.

Stewart énumère ensuite ses qualités. Il s’adapte à merveille. Shane est intelligent. Shane joue 200 pieds. Shane aime aussi apprendre. Shane est le genre de joueur dont les qualités se prolongent bien au niveau supérieur. Il s’épanouit en compagnie de joueurs d’élite.

Eh bien, c’est une belle variation. Cependant, un recruteur nous a récemment dit que si son équipe obtenait le tout premier choix, il chercherait à se retirer du repêchage. Et que s’il n’avait absolument pas le choix, il ne le prendrait pas.

Un autre, également croisé mardi soir, le compare à Jason Spezza, voire à John Tavares.

Comment les avis sont partagés. Et l’avis d’un expert, aussi brillant soit-il, et Dieu sait que les deux auxquels nous nous référons étincellent au milieu, reste justement l’avis d’une seule personne.

Que les Canadiens échangent le tout premier choix au repêchage? Pendant que l’encan se tient à Montréal?

Nous avons la pression un jour par an. Si vous ne pouvez pas le prendre, vous n’êtes peut-être pas dans le bon emploi. »

Une citation de Un recruteur

Et que pense Shane Wright de tout cela ? De sa prétendue nonchalance ? De Montréal? De ses chances d’être choisi en premier ? Est-ce important pour lui ? Est-ce plus viande fumée ou poutine ?

Autant de questions pour le moment sans réponse puisque le jeune prodige a préféré s’abstenir de commenter le loto mardi soir, nous donnant rendez-vous le lendemain.

Stewart, son agent, a pour sa part assuré que Wright est un bon candidat pour Montréal.

Dans un repêchage qui s’annonce assez imprévisible, on se demande si le Canadien pense la même chose.

Une bannière annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement de hockey

#pays #Shane #Wright

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