Congédiement de Joël Bouchard |  "Un concours de circonstances"

Congédiement de Joël Bouchard | “Un concours de circonstances”

Si certains licenciements sont parfois hostiles et difficiles, c’est tout le contraire dans le cas de Joël Bouchard. Le Québécois n’a aucune amertume et explique la situation simplement par un “concours de circonstances”.

Publié le 12 mai

Catherine Harvey Pinard

Catherine Harvey Pinard
La presse

On apprenait mercredi soir que Joël Bouchard et ses deux adjoints avec les Gulls de San Diego, Daniel Jacob et Maxime Talbot, avaient été remerciés par les Ducks d’Anaheim.

De retour au Québec, Bouchard n’a pas hésité à répondre à l’appel de La presse, Jeudi matin. « Je me sens très bien. C’était super bien fait », confie-t-il d’emblée.

Les trois entraîneurs se doutaient de quelque chose. L’organisation des Ducks traverse une période de changement. Le directeur général Bob Murray, qui occupait ce poste depuis plusieurs années, a quitté l’organisation en octobre. Puis Pat Verbeek a été embauché en février.

Bouchard, Jacob et Talbot sont victimes du changement de régime.

Honnêtement, nous savions un peu que ça allait arriver. On a parlé pendant 20 minutes, c’était très cordial, on a discuté de dossiers. Il y avait un respect mutuel. Pat nous a dit à quelques reprises que nous étions des professionnels.

Joël Bouchard

«Ce n’est pas facile, mettre les gens dehors, je l’ai déjà fait. Ce n’est pas amusant. On lui a dit : “Pat, on ne se connaît pas, c’est normal.” Il ne nous connaît pas vraiment non plus. »

Joël Bouchard rappelle qu’il est arrivé « à l’ère de Bob Murray ». À l’expiration du contrat de Bouchard avec le Rocket de Laval, le 1euh Juillet 2021, Murray a été le premier à l’appeler.

“Quand ils m’ont appelé le 1euh Juillet, nous avions un plan, dit-il. Je me sentais bien à Laval, je n’étais pas mécontent. C’étaient mes garçons. Nous avions construit quelque chose en trois ans. C’est un concours de circonstances, les raisons qui m’ont amené à Anaheim, et c’est un concours de circonstances, les raisons pour lesquelles je suis parti. »

« À la fin de la journée, nous y sommes allés avec Bob Murray. Bob avait un plan. Ce plan était ce qu’il était. Il y a Pat Verbeek qui arrive. Il mettra son plan en action, sa structure. Et honnêtement, il a du travail à faire. »

UN défi

Lorsque Joël Bouchard a décidé de quitter Laval l’an dernier, après trois saisons comme pilote du Rocket, il voulait « vivre une nouvelle expérience, apprendre autre chose ». Et c’est ce qu’il a fait.

Cela m’a obligé à me surpasser dans une situation différente. Ce n’était pas le même commerce à San Diego qu’à Laval. A un moment donné de la vie, on sort de sa zone de confort. C’est ce que j’ai décidé de faire et je regrette zéro.

Joël Bouchard

La saison n’a pas été facile dans le sud de la Californie. Le changement de PDG a changé beaucoup de choses. COVID-19 aussi.

“Puisque Bob était toujours en charge de tout, les files d’attente étaient parfois effilochées. Avec le COVID, nous n’avons pas eu la tâche facile non plus, car nous l’avons eu sur deux étapes. C’était six semaines de rotation, nos gars n’ont pas tout compris d’un coup. Les gars des Ducks l’ont eu après. On a joué des matchs à 18 ans [joueurs], mais nous avions beaucoup de profondeur. »

À un moment donné, les deux meilleurs buteurs de l’équipe étaient deux défenseurs tournés vers l’avant. Les entraîneurs ont dû trouver des solutions tout au long de la saison.

“On s’est donné une chance à chaque match, on n’a jamais été déclassés, on était là tout le temps. Mais parfois, il manquait peut-être un petit but ici et là. »

Les Gulls se sont finalement qualifiés pour les séries éliminatoires avec une fiche de 28-33-7 : « Pour nous, c’était tout un exploit », a déclaré Bouchard. L’équipe a finalement été éliminée en deux matchs par le règne de l’Ontario.

Le suivant

Alors, quelle est la prochaine étape pour l’homme de 48 ans? “Je vais passer du temps avec les gens que j’aime, que je n’ai pas vus depuis longtemps avec le COVID”, répond-il. Beaucoup de gens ne sont pas venus me voir, mes parents n’ont pas voyagé. »

“C’est un peu bizarre parce que j’ai reçu beaucoup de SMS de personnes me disant qu’elles étaient désolées”, dit-il. Mais je ne suis pas comme ça. Je suis beaucoup plus déçu quand l’équipe perd. Dans la catégorie des déceptions, c’est très bas pour moi. »

Au fil des ans, Bouchard a été propriétaire, directeur général, entraîneur. Il a travaillé comme directeur général du Mondial junior. Il a également une académie de hockey. La liste de ses réalisations est longue. “J’aime beaucoup entraîner des joueurs, je suis passionné par ça”, laisse-t-il entendre. On verra ce que l’avenir me réserve. »


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