Sonos Voice Assistant : Terminé OK Google pour contrôler ma musique

Sonos Voice Assistant : Terminé OK Google pour contrôler ma musique


Sonos lancera le mois prochain un nouvel assistant vocal, qui cohabitera dans ses enceintes connectées avec Alexa et l’assistant Google. Malgré quelques années de retard, et même s’il a été créé par une entreprise beaucoup plus petite qu’Amazon et Google, l’Assistant parvient tout de même à se démarquer, d’après ce que j’ai pu constater lors d’un test avant de lancer le service.

Un assistant privé

La plus grande force de l’assistant Sonos est sa conception privée. Contrairement à Amazon, Apple et Google qui téléchargent vos enregistrements sur le cloud pour analyse, toute la reconnaissance vocale ici se fait directement sur le haut-parleur.

L’enregistrement n’est jamais stocké, ni localement ni sur les serveurs Sonos. Seuls les noms de chansons, d’artistes, d’albums, de listes ou de genres sont envoyés aux différents services de musique compatibles (comme Apple Music, mais pas Spotify au lancement).

L’avantage de la vie privée est évident, mais ce n’est pas le seul. Grâce au traitement local, la reconnaissance peut également être effectuée plus rapidement, selon Sonos. “La vitesse est rendue possible par le fait que le traitement est local, il n’y a donc pas d’aller-retour vers le cloud. Nous traitons également chaque fragment de son l’un après l’autre, sans attendre la fin de la phrase », explique Alice Coucke, responsable du machine learning chez Sonos.

En pratique, l’assistant m’a effectivement semblé rapide, mais il sera intéressant de l’essayer plus en profondeur pour quantifier l’amélioration.

L’aspect privé de Sonos’ Assistant offre un autre avantage : il permet d’écouter quelques secondes de plus après la requête initiale, afin que l’utilisateur puisse faire des requêtes supplémentaires, sans répéter le mot de réveil (Hey Sonos). « Si nous traitions les données dans le cloud, nous enregistrerions de très longues portions de conversations. Il y aurait des problèmes de respect de la vie privée », note Alice Coucke.

L’écoute prolongée n’a pas été conçue pour cela, mais elle pourrait également être considérée comme une mesure d’accessibilité. En tant que bègue, je dois souvent relancer une requête car Siri ou l’assistant Google s’impatientent. Un assistant qui traite chaque son l’un après l’autre localement, et qui enregistre plus longtemps, pourrait changer la donne pour les personnes dans ma situation (et pour les enfants, qui ont aussi du mal à dire les phrases dans les temps requis).

Techniquement, l’assistant vocal Sonos offrirait un autre avantage, selon l’entreprise, celui d’être dédié à la musique. Cela pourrait donc inclure des demandes supplémentaires de musique, sans avoir à se soucier de toutes les autres demandes, ce qui augmenterait son efficacité. Cela semble logique, mais là aussi, l’assistant devra être testé plus longtemps pour mesurer cette amélioration.

Cela dit, j’aurais quand même aimé que l’assistant inclue quelques requêtes plus importantes, comme la météo.

Une voix anglaise avec beaucoup de style

En anglais, l'acteur Giancarlo Esposito prête sa voix à l'assistant vocal Sonos.

Photo: Sonos

En anglais, l’acteur Giancarlo Esposito prête sa voix à l’assistant vocal Sonos.

La voix est une autre grande différence entre l’assistant de Sonos et ceux d’Amazon, Apple et Google. Alors que les géants de la techno optaient pour des voix neutres et généralement féminines, Sonos a choisi celle de l’acteur Giancarlo Esposito (Breaking Bad, Le Mandalorien).

Ses réponses ont du style et sont données sur un ton affirmé. Ce n’est pas la première fois qu’un assistant utilise une voix familière (les navigateurs GPS le font depuis plusieurs années), mais c’est quand même étonnant.

Est-ce que j’aime ça? On verra au fur et à mesure. Pour l’instant, je suis plus surpris qu’émerveillé.

Que vaut l’assistant vocal Sonos en français ?

L’assistant vocal Sonos sera lancé le 1euh juin en anglais américain, puis en français depuis la France plus tard cette année.

Bonne nouvelle, même avec mon fort accent français, l’assistant n’a eu aucun mal à me comprendre quand je lui ai demandé des chansons en anglais. Par curiosité, j’ai aussi demandé (en anglais) des chansons et des artistes en français : en une fraction de seconde, l’assistante a compris que quelque chose n’allait pas, et m’a redirigé vers l’application mobile.

C’est de bon augure. Cela me montre que lorsqu’on ajoute le français, l’assistante devrait être en mesure de traiter les demandes bilingues.

Autre bonne nouvelle, l’équipe responsable du développement de l’assistant est celle de l’ancienne société française Snips, rachetée par Sonos en 2019. Autant dire que ceux qui ont créé et testé l’assistant tout au long de son développement parlent aussi avec un accent français, et aussi (je présume) écouter de la musique francophone à l’occasion.

Malheureusement, adapter l’assistant à une nouvelle géographie est un processus complexe, et force est de constater qu’il y aura probablement de nombreux marchés plus vastes que le Québec à cibler avant que l’assistant ne soit adapté au langage de Dédé Fortin et de Kevin Parent.

Reste à savoir si nous serons encore capables de nous faire comprendre d’ici là.


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