Ouragans 2 – Bruins 4 |  Les changements nécessaires

Ouragans 2 – Bruins 4 | Les changements nécessaires

Accrochés au mur après avoir essuyé deux défaites consécutives pour débuter leur série contre les Hurricanes de la Caroline, les Bruins de Boston ont effectué deux changements importants pour le match 3. Des changements qu’ils auraient dû faire plus tôt.

Mis à jour hier à 23h16

Michel Bujold

Michel Bujold
La presse

L’entraîneur Bruce Cassidy a retiré le gardien de but Linus Ullmark de la formation de départ et a donné le filet au jeune Jeremy Swayman. Il a également réuni le trio formé de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak. Comment a-t-il été possible de démanteler une ligne d’attaque surnommée la ligne de perfection ? C’est une question à laquelle on peut difficilement trouver une réponse satisfaisante.

Le résultat a été une belle victoire 4-2, qui a en quelque sorte lancé cette série au meilleur des sept entre les deux équipes. Des clubs bien construits et toujours aussi disciplinés dans leur structure de jeu.

Nous comprenons la décision des Bruins de signer Ullmark en tant qu’agent libre l’été dernier. Swayman était inexpérimenté et on ne savait pas ce qui attendait Tuukka Rask, qui a finalement pris sa retraite après un bref retour à l’action il y a quelques mois. Un choix judicieux du GM Don Sweeney, assurément.

Ullmark n’est pas un mauvais gardien. Mais 20 millions pour quatre ans ? C’est trop d’argent pour un gardien qui serait dans le bon fauteuil s’il était un réserviste limité à trente titularisations par saison.

Swayman a été en partie chanceux, en partie bon vendredi soir, mais il semble assez clair que sa présence devant le but donne plus de confiance à ses coéquipiers que celle d’Ullmark. Le gardien de 23 ans a accordé un mauvais but sur un tir de Jaccob Slavin au milieu de la troisième période qui a fait 4-2 et rendu les dernières minutes plus intéressantes, mais dans l’ensemble, Swayman a très bien réussi, arrêtant 25 27 tirs.

A l’autre bout de la patinoire, Piotr Kochetkov n’avait pas grand-chose à se reprocher non plus. Il ne pouvait pas faire grand-chose au sujet des buts des Bruins. Le troisième gardien de Canes, le Russe de 22 ans, qui doit généralement communiquer avec ses entraîneurs à l’aide d’une application de traduction, Google Translate pour ne pas la nommer, commençait le premier match de sa carrière en séries éliminatoires, tout comme Swayman.

Enfin les armes

Ce n’est pas sorcier pour les Bruins. S’ils veulent aller plus loin dans le tournoi, leurs gros canons devront marquer la majorité de leurs buts, comme ils le font régulièrement depuis des années. Leurs joueurs de soutien sont en lice pour leur robustesse, l’échec avant l’exercice ou la qualité de leur jeu défensif. De la ligne bleue, seul Charlie McAvoy, qui s’est imposé comme l’un des cinq meilleurs défenseurs de la LNH cette saison, peut contribuer de façon constante en attaque.

Les gros canons des Bruins, on les connaît tous : Pastrnak, Marchand, Bergeron et Taylor Hall. Ils ont tous marqué sauf Bergeron vendredi soir et ont amassé sept points.

C’est plus précisément en deuxième période que les Bruins se sont finalement lancés après neuf périodes bien ordinaires pour débuter la série. Les Hurricanes avaient contrôlé le match et pris les devants 1-0 grâce à un but en première mi-temps de Vincent Trocheck, mais le filet de Charlie Coyle suite à une superbe passe de Jake Debrusk en infériorité numérique a bouleversé le rythme du match. match en faveur des locaux avant l’entracte.

En deuxième période, Marchand a marqué son premier but dans un filet vide en 16 matchs, puis Pastrnak a porté la marque à 3-1. Plus la partie avançait, plus les attaquants bostoniens jouaient avec patience à l’entrée de la zone, ce qui se créait des occasions de but qu’ils saisissaient à quelques reprises. Sans dire qu’ils jouent le fameux “piège”, disons que les attaquants des Hurricanes jouent très serré dans les zones médianes…

Photo Winslow Townson, USA AUJOURD’HUI Sports

David Pastrnak (88) célèbre le troisième but des Bruins vendredi soir aux dépens des Hurricanes de la Caroline.

À l’autre extrémité, les défenseurs des Bruins ont commencé à s’affirmer davantage en termes de robustesse et de positionnement et ont ainsi mieux contenu les solides attaquants des Hurricanes. Derek Forbort a été particulièrement bon, bloquant neuf tirs des Canes. Les Bruins ont fait un meilleur travail en gardant les Canes vers l’avant sur le périmètre et en accordant quelques secondes chances moins juteuses à l’entrée du but.

Scénario à éviter pour les Canes

Avant de perdre au TD Garden vendredi soir, les Hurricanes avaient remporté chacune de leurs cinq rencontres contre les Bruins, dont trois en saison régulière, par un score total de 26 à 4… Lundi et mercredi soir, non seulement ils avaient été beaucoup plus plus rapides que les Bruins, mais ils avaient également été beaucoup plus physiques.

Les Canes ont eu raison d’eux cette année, mais n’oublions pas qu’ils ont été éliminés en cinq matchs par les Bruins il y a deux ans. L’année précédente, c’était un balayage que les Bruins avaient servi aux hommes de Rod Brind’Amour.

Mais à l’exception du Lightning de Tampa Bay, les Hurricanes ont peut-être été la meilleure organisation de la LNH en quatre ou cinq ans. Leur formation a été construite dans le bon sens. Leur collection de jeunes attaquants talentueux, dirigée par Sebastian Aho, Andrei Svechnikov et bientôt Seth Jarvis, est impressionnante, et leur défensive est dirigée par le joueur le plus sous-estimé de la LNH, Jaccob Slavin. Sans oublier Brind’Amour, une étoile montante dans le monde de encadrementtous sports confondus.

Les Canes continueront à gagner, et pendant plusieurs années. Cela dit, si les Bruins égalisent la série dimanche après-midi (12h30), toute la pression sera sur les jeunes épaules des Hurricanes lors de leur retour au PNC Arena deux jours plus tard. Les Bruins auront pleinement retrouvé confiance, s’ils ne l’ont pas déjà fait, et plus la série progressera, plus leur expertise dans les moments chauds se démarquera.

Un deux sur trois contre Bergeron, Marchand, Pastrnak et McAvoy? Ce serait faisable pour une équipe talentueuse comme les Hurricanes, mais certainement pas le scénario idéal après avoir dominé la majorité des deux premiers matchs.


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